Les grilles de la TNT bougent, les normes techniques évoluent et 2026 marque un tournant pour la télévision numérique terrestre en France. Entre nouvelles normes de diffusion, généralisation du DVB‑T2 et montée progressive de l’UHD/4K, le paysage audiovisuel se réorganise en profondeur.
Deux nouvelles chaînes arrivent déjà en 2025, d’autres projets se préparent en coulisse, tandis que les fréquences UHF se tendent sous la pression des usages mobiles. Le calendrier, les canaux, les fréquences, les conséquences pour les téléspectateurs et les marges de manœuvre réelles pour de nouvelles chaînes en 2026 soulèvent de nombreuses questions.
| Nouvelle chaîne potentielle | Type de contenu attendu | Intérêt pour le public | Pourquoi maintenant ? |
|---|---|---|---|
| Chaînes thématiques locales | Infos régionales, culture locale, événements | Renforce l’information de proximité | Demande croissante de contenus ultra-locaux |
| Nouvelle chaîne jeunesse | Animation, éducation, formats courts | Manque de contenus gratuits dédiés aux enfants | Renouvellement de l’offre après l’arrêt de certaines chaînes |
| Chaîne 4K gratuite | Cinéma, sport, documentaires en ultra HD | Améliore l’expérience visuelle sans abonnement | Déploiement progressif de la TNT UHD en France |
| Chaîne info modernisée | Formats courts, décryptage, data-journalisme | Répond au besoin de contenus rapides et fiables | Volonté d’actualiser l’offre d’information gratuite |
Nouvelles chaînes TNT 2026 : état réel des projets et cadre réglementaire
La question « quelles nouvelles chaînes TNT en 2026 ? » revient souvent chez les téléspectateurs, les antennistes et les installateurs d’équipements audiovisuels. En pratique, la réponse repose sur deux axes : le cadre réglementaire fixé par l’État et le calendrier déjà arrêté pour 2025, qui conditionne directement ce qui reste possible en 2026.
À ce jour, aucune nouvelle chaîne TNT n’est officiellement programmée pour 2026. Les dernières annonces portent sur l’année 2025 avec l’arrivée de deux services nationaux gratuits : T18 et NOVO19. L’année 2026 se concentre surtout sur l’évolution technique de la diffusion (généralisation du DVB‑T2, renforcement du HEVC, montée en puissance de l’UHD/4K), plutôt que sur le lancement de nouvelles chaînes généralistes ou thématiques.
« Aucune nouvelle chaîne n’est planifiée sur la TNT pour 2026, mais la période 2025‑2030 reste ouverte à des réorganisations, sous réserve de ressources hertziennes disponibles et de décisions du régulateur. »
La visibilité réglementaire de l’usage du spectre TNT est assurée jusqu’au 31 décembre 2030. Les multiplex UHF (bande 470‑694 MHz) restent donc dédiés à la télévision numérique terrestre pour plusieurs années, même si la pression des usages 5G et futurs services mobiles reste présente dans les discussions internationales.
Nouvelles chaînes TNT : ce qui change déjà avant 2026
Pour comprendre les perspectives de nouvelles chaînes TNT en 2026, il faut d’abord examiner la séquence 2025, car elle consomme une partie de la capacité disponible et restructure la numérotation nationale.
T18 et NOVO19 : deux nouvelles chaînes en 2025
Deux nouveaux services nationaux gratuits sont annoncés pour 2025 :
- T18 sur le canal logique 18, lancement prévu le 6 juin 2025.
- NOVO19 sur le canal logique 19, lancement prévu le 1er septembre 2025.
Ces deux arrivées s’inscrivent dans un contexte de réorganisation de la numérotation de la TNT et de libération de canaux consécutive à l’arrêt de certaines chaînes existantes.
Les chaînes qui disparaissent en 2025
Trois chaînes quittent la TNT en 2025, ce qui modifie en profondeur la mosaïque existante :
- C8
- NRJ12
- Canal+ en diffusion hertzienne gratuite/en clair sur la TNT
Ces arrêts libèrent de la capacité dans les multiplex concernés et ouvrent la voie à des reconfigurations de fréquences et de services. Toutefois, une partie de cette ressource est absorbée par les besoins croissants de la HD renforcée, de l’UHD/4K et des services régionaux.
Fréquences TNT en 2026 : bande UHF, multiplex et capacité réelle
L’arrivée de nouvelles chaînes en 2026 dépend moins d’une volonté éditoriale que de la disponibilité effective des fréquences et de la capacité de transport dans les multiplex. La TNT française exploite la bande UHF affectée au service de radiodiffusion.
Bande de fréquences et ressources hertziennes
En 2026, la TNT française occupe la bande UHF 470‑694 MHz. Au‑delà de 694 MHz, la bande 700 est déjà allouée aux services mobiles (4G/5G). Les canaux UHF disponibles sont regroupés par multiplex, chaque multiplex transportant plusieurs chaînes dans un flux unique.
La capacité totale diffusée sur l’ensemble de la TNT avoisine 150 Mb/s. Cette capacité se répartit entre :
- Les chaînes nationales gratuites en SD, HD et progressivement UHD/4K.
- Les chaînes locales (une quarantaine) et les décrochages régionaux de France 3.
- Les flux de service, données de signalisation, guides électroniques des programmes (EPG).
| Élément | Valeur / Situation |
|---|---|
| Bande TNT utilisée | UHF 470‑694 MHz |
| Capacité totale diffusée | Environ 150 Mb/s |
| Couverture TNT | Environ 97 % de la population |
| Chaînes locales | Environ 40, plus décrochages régionaux France 3 |
| Vision législative du spectre | Jusqu’au 31 décembre 2030 |
Cette architecture explique pourquoi l’ajout de nouvelles chaînes TNT en 2026 reste strictement conditionné à deux paramètres techniques : la compression des flux (HEVC, HEVC UHD) et le passage généralisé au DVB‑T2.
2026 : une année clé pour le DVB‑T2 et l’UHD/4K
Le chantier principal de 2026 concerne l’évolution technique de la diffusion, avec une extension progressive du DVB‑T2 sur l’ensemble du territoire. Ce standard succède au DVB‑T historique, utilisé depuis le lancement de la TNT au milieu des années 2000.
Généralisation du DVB‑T2 : quel impact pour les nouvelles chaînes ?
Le DVB‑T2 améliore le rendement spectral : à largeur de bande identique, un multiplex DVB‑T2 transporte plus de débit qu’un multiplex DVB‑T. Couplé au codec vidéo HEVC (H.265), il permet de diffuser davantage de chaînes HD et des services UHD/4K à débit maîtrisé.
En 2026, l’extension du DVB‑T2 se traduit par :
- Des reconfigurations de multiplex (modulation, FEC, guard interval, etc.).
- Une montée en qualité d’image (HD généralisée, flux UHD sur certains canaux).
- Une optimisation de la capacité disponible par fréquence UHF.
Double diffusion HD/UHD en 2025‑2026
Le calendrier prévoit une double diffusion HD/UHD sur certaines chaînes entre 2025 et 2026. L’objectif vise à :
- Assurer la continuité de service pour les foyers encore équipés d’écrans HD uniquement.
- Préparer progressivement la généralisation de l’UHD/4K sur la TNT.
- Tester la capacité réseau dans des configurations mixtes HD/UHD.
Cette double diffusion consomme temporairement davantage de débit dans les multiplex, ce qui réduit la marge pour lancer de nouvelles chaînes sans bascule complète en DVB‑T2 ou sans repositionnement éditorial de certains services existants.
TNT et expérimentation DVB‑I en 2026 : un prolongement, pas un remplacement
En parallèle de la diffusion hertzienne classique, le secteur audiovisuel expérimente le DVB‑I, norme qui vise à unifier la diffusion linéaire sur IP (Internet) et la TNT dans une expérience utilisateur homogène.
En 2026, ces expérimentations se développent mais ne remplacent pas la TNT :
- Le DVB‑I propose un guide de services unifié, quelle que soit l’origine du signal (antenne râteau ou Internet).
- Les chaînes peuvent être diffusées à la fois en TNT classique et en IP, avec un même numéro logique.
- Les téléviseurs connectés compatibles ajustent la source automatiquement en fonction de la réception et du débit disponible.
« Le DVB‑I s’ajoute au DVB‑T2, il n’enlève pas la nécessité de la diffusion hertzienne. Il offre une continuité de service et une flexibilité accrue pour les chaînes comme pour les téléspectateurs. »
Dans ce contexte, la notion de nouvelle chaîne TNT en 2026 se décline sur deux plans : de nouvelles chaînes strictement hertziennes (aucun projet annoncé à ce jour) et de nouveaux services accessibles via DVB‑I, qui enrichissent l’offre globale sans consommer directement de fréquences UHF supplémentaires.
Fréquences, canaux et numérotation : comment s’y retrouver en 2026 ?
Chaque téléspectateur distingue souvent trois notions : le numéro de chaîne sur la télécommande, la fréquence hertzienne UHF et le multiplex utilisé. En 2026, ces concepts restent valables, même si les ajustements techniques se multiplient.
Numéro logique de chaîne vs fréquence UHF
Sur ta télécommande, tu sélectionnes un numéro : 1 pour TF1, 2 pour France 2, etc. Ce numéro correspond au LCN (Logical Channel Number), géré par la signalisation interne de la TNT.
Derrière ce numéro se cache une fréquence UHF, différente selon la zone géographique. Un même canal, par exemple le canal 18 pour T18, ne correspond pas à une fréquence unique pour tout le pays. Chaque région utilise un ou plusieurs canaux UHF (exprimés en MHz) alloués à un multiplex donné.
| Élément | Rôle | Exemple |
|---|---|---|
| Numéro logique (LCN) | Numéro affiché sur la TV | 18 pour T18, 19 pour NOVO19 |
| Fréquence UHF | Fréquence hertzienne reçue par l’antenne | Entre 470 et 694 MHz, variable selon la zone |
| Multiplex | Flux regroupant plusieurs chaînes | Un seul multiplex peut transporter 5 à 10 chaînes HD selon la configuration |
Lors de l’arrivée de nouvelles chaînes comme T18 et NOVO19, ou lors de réorganisations en 2026, les téléspectateurs doivent généralement relancer une recherche automatique des chaînes. Le téléviseur scanne alors l’ensemble de la bande UHF 470‑694 MHz, détecte les multiplex disponibles et reconstruit la liste avec les numéros logiques actualisés.
Couverture TNT en 2026 : qui reçoit les nouvelles chaînes ?
La couverture de la TNT atteint environ 97 % de la population. Les nouvelles chaînes nationales introduites en 2025, puis les réorganisations techniques de 2026, suivent la même logique de couverture progressive, en s’appuyant sur le réseau d’émetteurs existant.
En pratique, la disponibilité d’une nouvelle chaîne dépend :
- Du réseau d’émetteurs de la zone (puissance, polarisation, orientation).
- De l’antenne râteau (état, orientation, gain, filtre éventuel).
- De l’amplification collective dans les immeubles (filtrage, canalisation, tête de station).
« Une chaîne nationale ajoutée sur un multiplex principal devient généralement accessible sur l’ensemble du territoire couvert par la TNT dès que les émetteurs ont été mis à jour. Quelques zones particulières peuvent nécessiter des ajustements spécifiques. »
Pour les foyers situés dans les 3 % non couverts par la TNT terrestre, la réception reste assurée par des plateformes satellitaires comme FRANSAT. Un changement FRANSAT est d’ailleurs programmé au 21 janvier 2026, avec une actualisation des transpondeurs et des offres, en cohérence avec l’évolution de la TNT.
Rôle des chaînes locales et régionales dans le paysage 2026
Au‑delà des grandes chaînes nationales, la TNT repose sur un maillage de chaînes locales et de programmes régionaux. On compte environ 40 chaînes locales, auxquelles s’ajoutent les nombreux décrochages régionaux de France 3.
En 2026, les ressources en fréquences UHF restent partagées entre :
- Les grandes chaînes nationales généralistes ou thématiques.
- Les chaînes locales fournissant une information de proximité.
- Les programmes régionaux de service public.
Cette cohabitation limite la marge brute pour des nouvelles chaînes TNT nationales supplémentaires, mais offre en contrepartie un tissu éditorial diversifié, qui couvre à la fois les enjeux nationaux et les actualités locales.
Nouvelles chaînes TNT en 2026 : ce que la technique permet réellement
La question centrale devient alors : avec 150 Mb/s de capacité totale diffusée, la généralisation progressive du DVB‑T2 et l’adoption renforcée du HEVC, combien de nouvelles chaînes la TNT peut‑elle accueillir en 2026 sans dégrader la qualité de service ?
Les possibilités techniques incluent :
- La conversion de chaînes encore en SD vers la HD, libérant progressivement la bande passante SD.
- L’optimisation des paramètres de multiplex DVB‑T2 pour augmenter la capacité utile.
- La mutualisation de certaines fonctions techniques (EPG, données associées) pour gagner quelques centaines de kb/s.
- Le transfert de contenus additionnels vers l’IP via le DVB‑I plutôt que via la bande hertzienne.
Malgré ces marges d’optimisation, chaque nouveau canal UHD/4K consomme un débit significatif. Les arbitrages portent donc sur le nombre de chaînes versus la qualité d’image et la robustesse de réception. En 2026, la priorité se concentre largement sur la stabilisation de la transition technique plutôt que sur la multiplication de nouvelles chaînes nationales gratuites.
- Compatible DVB‑T2 et HEVC.
- Doté d’une entrée réseau ou Wi‑Fi stable pour profiter des services DVB‑I et des plateformes OTT.
- Proposant un guide des programmes ergonomique, utile pour suivre l’évolution des programmes TV sur la TNT.
Cette approche limite les remplacements d’équipement lors des bascules techniques successives.
Chronologie 2025‑2026 : repères pour s’y retrouver
Pour replacer les différentes évolutions dans le temps, un rappel synthétique du calendrier aide à clarifier ce qui relève de 2025, de 2026 et de la perspective jusqu’en 2030.
| Date | Événement |
|---|---|
| 6 juin 2025 | Lancement de la chaîne T18 (canal 18) et arrêt de Canal+ sur la TNT gratuite |
| 1er septembre 2025 | Lancement de la chaîne NOVO19 (canal 19) |
| Année 2025 | Arrêts de C8 et NRJ12, mise en place progressive de la double diffusion HD/UHD |
| 21 janvier 2026 | Changement FRANSAT, adaptation des offres satellites en cohérence avec la TNT |
| À partir de 2026 | Extension progressive du DVB‑T2, renforcement HEVC, montée UHD/4K, expérimentations DVB‑I |
| Jusqu’au 31 décembre 2030 | Visibilité législative du spectre UHF dédié à la TNT (470‑694 MHz) |
Dans ce cadre, aucune nouvelle chaîne TNT supplémentaire n’est annoncée pour 2026 au‑delà de celles mises en place en 2025. Les années 2026‑2030 s’orientent vers une consolidation technologique et une possible évolution éditoriale à moyen terme, en fonction des décisions des autorités de régulation et des stratégies des groupes audiovisuels.



